Béziers : le laboratoire Renascor, un traitement capillaire post-chimio

Béziers : le laboratoire Renascor, un traitement capillaire post-chimio

le laboratoire Renascor, un traitement capillaire post-chimio

Le Biterrois Stéphane Paulet a fondé Renascor avec quatre associés. Un protocole de soins qui fait ses preuves.

Le Biterrois Stéphane Paulet est le directeur et l’un des cinq associés du laboratoire Renascor, une start-up innovante basée à Béziers et à Paris, qui a développé le premier protocole de croissance du cheveu post-chimio thérapie. Après deux ans de recherche et de développement, son fondateur parle déjà de “résultats spectaculaires.”

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Comment vous est venue l’idée de vous intéresser au cheveu ?

Après avoir quitté Arcelor-Mittal, j’ai créé une première structure dans le domaine des énergies renouvelables. Malheureusement, c’était au moment du moratoire en 2010, gelant l’ensemble du travail qui était réalisé par des entreprises comme la mienne. J’ai donc décidé de chercher un produit à l’antithèse du panneau photovoltaïque. Le produit capillaire est arrivé comme une évidence. Nous nous sommes alors retrouvés au contact d’une population confrontée à une problématique de perte des cheveux pendant la maladie et qu’aucune solution n’existait sur le marché.

C’est d’ailleurs l’annonce par l’une de vos amies de son cancer qui a été le déclencheur ?

Cela a été un déclic. En 2014, je suis partie en Ukraine. Une période qui a coïncidé avec l’annonce par une amie de son cancer et de son refus d’avoir recours à la chimiothérapie. En raison de la perte de cheveux, qui pour elle, pouvait signifier la perte du lien social. Au départ, j’ai eu beaucoup de mal à absorber cette information, car je ne comprenais pas que l’on puisse choisir les cheveux à la vie. Je me suis alors beaucoup renseigné et je me suis aperçu que 4 % d’individus atteint d’un cancer refusait la chimiothérapie au motif de la perte des cheveux.

Dès mon retour en France, fin 2014, j’ai discuté avec mon associée de l’époque Laurence Allibert qui travaillait aussi régulièrement dans le milieu associatif montpelliérain. Elle m’a confirmé que c’était une réelle problématique. J’ai alors rassemblé une équipe d’experts. Notamment, Catherine Taurin, l’une des meilleures formatrices de France sur le capillaire. Elle a beaucoup travaillé sur la R & D pendant deux ans pour pouvoir stabiliser la formulation qui permettrait de réactiver plus rapidement la croissance capillaire.

Vous avez donc lancé une start-up dédiée exclusivement à la croissance capillaire post-chimiothérapie ?

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Source : https://www.midilibre.fr/